GROUPE SCOLAIRE DEBUSSY

Bienvenue sur la page qui s'intéresse particulièrement à l'école Maternelle et Primaire du groupe Scolaire Claude Debussy.

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DEPUIS LE 05 NOVEMBRE 2009 LE GROUPE SCOLAIRE DEBUSSY N'EXISTE PLUS

 

 

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Hier soir a eu lieu un conseil municipal extraordinaire qui portait essentiellement sur les points retirés de l'ordre du jour de fin février. Il y avait environ 25 personnes dans la salle, majoritairement des parents d'élèves inquiets.

Deux points  particulièrement importants, concernaient l'école Debussy, le premier sur la désaffectation des bâtiments qui ne pourront plus accueillir une école et le second bien plus important sur le regroupement des deux périmètres scolaires du quartier de Cressely, situés en Zone Urbaine Sensible (ZUS).

Le groupe Autre Monde a lu une déclaration, ainsi que le groupe d'opposition. Il est a noter que le groupe majoritaire n'avait lui rien préparé.

Pour résumer le débat de façon non exhaustive, voici la position de la municipalité.

Les locaux de Debussy sont vétustes et le bâtiment a fait son temps.

Les bâtiments deviennent "dangereux" et donc notre premier magistrat ne souhaite plus assumer seul l'ouverture de l'école Debussy. L'urgence est donc de mettre des préfabriqués en fonction pour accueillir les élèves pour la rentrée 2009/2010

La communauté d'agglomération, malgré les restrictions qui vont avoir lieu avec la "suppression" de la taxe professionnelle, va quand même investir pour Magny dans :

Ø      Des préfabriqués pour une école Maternelle sur le Terrain de Marcel

Ø      Des préfabriqués pour une médiathèque sur le terrain de Cap Ados

Ø      La reconstruction en dure d’une maternelle sur le terrain de Marcel

Ø      La reconstruction en dure de la médiathèque en lieu et place de Cap Ados

Notre premier magistrat aurait souhaité avoir le temps de la discussion, mais devant l’urgence, il faut prendre des décisions rapides en particulier pour les préfabriqués.

L’école Claude Debussy va être détruite prochainement.

Le terrain de Debussy devient une réserve foncière.

On fusionne les deux périmètres scolaires Claude Debussy et Jammes/Weiss pour n’en faire qu’un seul.

On ré-aménage les locaux actuels de la maternelle Jammes actuels pour accueillir des primaires (cantine & sanitaires).

Les effectifs sont à la baisse en particulier en maternelle à Debussy

Le groupe Autre Monde a clairement fait part de ses préoccupations et interrogation sur les points suivants.

Fermer et regrouper deux groupes scolaires dans un quartier situé en Zone Urbaine Sensible n’est pas la bonne approche, pour deux raisons essentielles :

Ø       L’ensemble des enseignants et deux des 4 directeurs des écoles concernés, ont assuré que les petites structures telle qu’elles existent actuellement, sont bien plus performante pour gérer les élèves en difficulté.

Ø      Ce regroupement est une aubaine pour l’inspection académique qui n’a qu’une idée en tête, supprimer les postes de direction dans les écoles (ici deux directions sautent) et mutualiser les moyens des établissements pour créer des écoles de plus grande taille dans l’unique but d’économiser des postes d’enseignants.

Cette approche purement « financière », ne prend plus jamais en compte les besoins des enfants et confirme les propos de notre Inspecteur d’Académie Monsieur Dupont qui n’a de cesse de répéter à qui veut l’entendre qu’il y a trop d’écoles à Magny les Hameaux (et dans son esprit cela sous-entend, trop de confort pour les enfants et les professeurs) et que les professeurs sont formés pour faire cours à des classes de 35 à 40 élèves.

Pourquoi diable devancer les désirs financiers du Ministère de l’Education Nationale, en pleine période de crise en proposant même, de supprimer des postes d’enseignants.

Monsieur le Maire a clairement expliqué les enjeux financiers pour la Communauté d’Agglomération et sur la pérennité des financements de celle-ci, aussi :

Ø      Pourquoi avoir choisi la solution non seulement la plus compliquée (opération tiroirs se déroulant sur plusieurs années), avec des chantiers et des déménagements successifs, mais aussi la plus chère (pour le budget de la CA et de la commune)

Ø      2.5 Millions de Préfabriqués pour l’école Maternelle provisoire

Ø      4.5 Millions pour la reconstruction en dur de cette école

Ø      Quelques milliers d’euros pour la remise aux normes de la maternelle James pour accueillir des primaires.

Ø      Quelques milliers d’euros pour le déménagement de l’école Debussy vers Weiss/James

Ø      Quelques millions d'euros pour les préfabriqués de la médiathèque

Ø      Quelques millions d'euros pour la construction en dur de la médiathèque

Ø      Quelques dizaine de milliers d’euros pour la suppression des préfabriqués lorsque la médiathèque aura été reconstruite en dur

Ø      Quelques milliers d’euros pour le déménagement des locaux provisoires de la médiathèque, vers les locaux définitifs

Ø      Quelques milliers d’euros pour le déménagement de la maternelle en préfabriqué, vers la maternelle en dur

Ø      Quelques milliers d’euros pour le ré-aménagement probable des rues Hodebourg et de la Gerbe d’or pour accueillir le flux routier supplémentaire

Ø      Quelques centaines de milliers d’euros pour la destruction des bâtiments du groupe scolaire  Debussy

Ø      Quelques dizaines de milliers d’euros pour la création d’un feu rouge sur la rue Lemarchand

Ø      Puis quelques milliers d’euros pour le changement des sanitaires et de la cantine dans les préfabriqués de l’école maternelle provisoire, après re construction de l’école en dur, pour pouvoir accueillir CAP ADOS

Ø      Etc…

La liste  n’est pas exhaustive et démontre s’il y avait encore un doute, que ce « pseudo projet » va coûter très chère, s’il fallait encore le démontrer.

Le groupe Autre Monde & l'opposition ont aussi pointé le manque de concertation avec les habitants et les parents d’élèves. C'est exact, il ne faut pas confondre informer et concerter. La concertation implique un échange et une négociation pour arriver à un projet qui satisfasse les parties en présence.

En l’occurrence, le projet voté hier soir est strictement identique au projet dévoilé unilatéralement début 2008, lors du premier conseil d’école de Debussy où la fermeture a été évoquée et ce jusque dans les moindres détails.

Aucune des demandes des parents et habitants qui n’ont pourtant cessé de proposer des aménagements n’a été satisfaite, je cite pèle-mêle :

Conservation de petites unités scolaires (on crée la plus grosse école de la commune par ce regroupement)

Conservation des périmètres scolaires (ils ont fusionné hier soir)

Reconstruction sur une partie du terrain de Debussy, d’une école et d’un éco-quartier exemplaire dont la commune a besoin (pas de reconstruction d’école)

Les effectifs sont en baisse sur la maternelle, mais cette baisse met pas en péril la primaire (cela arrive régulièrement que la maternelle tourne avec deux classes) : pourquoi ne pas reconstruire une primaire sur le site actuel de Debussy ?. (Scénario jamais envisagé, ni débattu en réunion publique, c’était pourtant la solution retenu majoritairement par les deux fédérations de parents d’élèves de la commune, de la quasi-majorité des professeurs et des habitants)

Proximité permettant un accès privilégié des enfants à pied à l’école (les enfants du périmètre de Debussy devront traverser la rue Lemarchand, il faut donc s’attendre à une hausse des déplacements en voiture pour accompagner les maternelles et une grande partie des primaires, la rue Lemarchand étant une des voie les plus rapides de la commune)

Possibilité d’avoir sur le Terrain de Debussy, un terrain multi-sports (Monsieur le Maire a raillé publiquement cette demande le 30 septembre 2008)

Reconstruction d’une école à énergie positive sur le terrain actuel de Debussy (Compte-tenu des restrictions budgétaires à la CA, les dépenses devraient être réduites à leur strict minimum aussi bien pour les préfas que pour les constructions en dur)

Possibilité de garder la médiathèque dans le quartier (Devant le tollé généré par la perte de la médiathèque dans le quartier et après moultes errances, maison de l’environnement, EADS, nous aurons dans les mois qui viennent un bibliobus, puis un positionnement sur le terrain de Cap Ados, en espérant que cela ne rechange pas)

Possibilité de garder un service public sur le terrain de Debussy (pas de suite pour le moment, puisque le terrain de Debussy devient une réserve foncière)

 

Monsieur le Maire a aussi regretté publiquement et à plusieurs reprises d’avoir à prendre des décisions rapides et aurait souhaité aller plus loin dans les discussions.

Néanmoins lorsqu’un des membres de sa majorité lui signale que maintenant que les préfabriqués pour la rentrée 2009/2010 sont actés et qu’en conséquence il n’y a plus urgence pour décider du site de la reconstruction en dur de l’école, c’est une fin immédiate de non recevoir qui coupe court à toutes discussions futures.

Souhaitons néanmoins qu’il reste quand même un espace de discussion possible pour revoir l’implantation d’une future école sur le site actuel de Debussy comme réclamé par les parents et les habitants.

05/03/2009

PS lire les interventions lors du conseil :

Déclaration du groupe Autre Monde --> 2009-03-04-declaration-am-conseil-municipal.p

Déclaration du Groupe d'Opposition municipal --> 2009-03-04-declaration-droite-debussy-conseil

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"Coup de théatre" pendant le dernier conseil municipal du 09 Février 2009, le préfet des Yvelines n'avait pas rendu sa conclusion sur la désafectation de l'école Claude Debussy aussi, ce point et celui particulièrement épineux du regroupement de deux secteurs du périmètre scolaire ont été retiré et de l'ordre du jour.

Ces deux délibération seront re-présentées le 23 Mars 2009 lors du prochain conseil municipal. Soyons nombreux ce soir là pour voir les élus "progressistes" qui voteront pour la Fermeture d'une école dans un quartier classé partiellement en ZUS (Zone Urbaine Sensible) et nous en souvenir.

Tout le monde se plait à rappeler qu'une petite structure est plus appropriée pour les enfants et en particulier pour ceux qui ont des problèmes d'apprentissages, mais rien n'y fait, on regroupe, on ne négocie pas (l'ensemble des parents & des enseignants souhaitait par exemple que l'on mette les primaires dans l'école pré-fabriqué du terrain de Marcel, mais malgré la demande unanime, c'est le contraire que l'on fait) de fait on supprime la possibilité de ré ouvrir un groupe scolaire Debussy.

Dans le département trois villes suppriment actuellement des écoles et toutes les trois reprennent en coeur les arguments du président de la république, la sacro-sainte mutualisation des moyens. Nous pensions que les enfants n'étaient pas des marchandises que l'on pouvait déplacer au grès des budgets, mais cela ne semble pas vrai partout.

Ce matin a eu lieu la présentation d'un batiment à Saint Nom la Bretêche, aux parents et aux élus. Batiment construit il y a quelques années par la société qui possède un marché de pré-fabriqué avec la communauté d'agglomération.

Il semble que le batiment visité, ne correspondait en rien à l'aspect de celui qui sera installé rue de la gerbe d'or, celui-ci possédait un toit en pente et avait un revêtement exterieur en bois, alors que celui envisagé aura un toit plat et  une structure extérieure en métal et crépi, donc pas de similitude (voir la photo ci dessous).

P1010504.JPG

M Vallier, architecte de la Communauté d'Agglomération a répondu aux nombreuses questions des élus et des parents présents.

Si nous ne doutons pas que le batiment sera fonctionnel et étudié pour une école, nous avons un sérieux doute sur les aspects développement durable de cette construction, malgré les promesses de campagne. 

Pas de panneaux photo-voltaïque, pas de triple vitrages, pas d'énergie solaire, ni de chaudière à bois et pour le moment pas de récupérateur d'eau. Eventuellement un puit Canadien pour amener le batiment entre 10 & 12 dégrés et des convecteurs électriques pour faire l'appoint. On est bien loin d'un batiment à énergie positive comme nous l'impose maintenant la lutte contre le réchauffement climatique.

Monsieur le Maire a expliqué que la commune et la communauté d'agglomération faisaient un effort budgetaire important avec la réalisation, de pré-fabriqués pour la maternelle Jammes et la médiathèque, puis les reconstructions en dure de cette école et de cette médiathèque.

Souvenez vous quand même que c'est la municipalité qui a décidé de choisir la solution la plus chère (on paie les préfa, puis la reconstruction)en terme de pré-fabriqués, de reconstructions et de ré-aménagement des rues et de l'école Weiss, alors que les parents, habitants, riverains et professeurs avaient avancé des propositions nettement moins onéreuses et beaucoup moins déstabilisantes pour les enfants, le quartier et la médiathèque.

L'expérience nous a appris que les arguments sécuritaires et budgétaires étaient souvent le chemin le plus court pour faire passer des projets immatures et où le court terme, n'est jamais synonyme d'un mieux disant pour l'ensemble des administrés. Nous sommes avec la fermeture de Debussy, typiquement, dans ce cas là.

Au bout de trente années de préfabriqués sur l'école Debussy, nous étions en droit d'attendre de nos élus autre chose, que de nouveaux préfabriqués posés en moins de 6 mois, faisant fît de l'intérêt et de l'équilibre du quartier.

14/02/2009

 

 

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Voici la lettre reçue cette semaine par certains parents et riverains, qui confirme les informations ci dessous.

Debussy / Debussy 2

Il est déplorable que la troisième réunion du groupe de travail qui devait statuer sur le site de construction définitif n'ait jamais été réunit. On peut légitimement s'interroger sur le manière dont toute cette affaire a été conduite.

Le projet est si mal étudié, que la médiathèque a changer trois de site en un mois pour terminé dans des préfabriqués sur le terrain de CAP ADOS (les personnels ont d'ailleurs apprécié cet imbroglio). Nous n'avons plus d'information sur la Ludothèque, qui espérons le ne soit pas passé à la trappe. La reconstruction de cette médiathèque sera surement repoussée à 5 ou 6 ans.

Le cheminement doux prévu rue Hodebourg doit être revu pour accueillir le flot de circulation complémentaire qui va se concentrer le soir et le matin rue Hodebourg et rue de la Gerbe d'or.

Les préfabriqués sur le terrain de Marcel, comme nous en avions le présentiment dureront, on parle déjà de leurs ré-affectation après la construction de la maternelle Francis Jammes.

Du grand art.

 18/01/09

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C'est définitif le groupe scolaire Debussy fermera ses portes pour la dernière fois le 2 juillet 2009 après 30 ans de bons et loyaux services.

Aucune des propositions des habitants, des enseignants et des parents d'élèves n'a été entendue. Le lundi 22 décembre 2008, en bureau municipal, les élus de la majorité ont voté l'installation des préfabriqués sur le terrain de Marcel et l'installation dans ces préfabriqués des élèves de l'école maternelle Debussy et Jammes pour la rentrée 2009-2010.

Cette “nouvelle” école maternelle portera le nom de “Jammes”.

Les locaux de l'école maternelle Jammes seront transformés pour accueillir à la prochaine rentrée, les 230 élèves qui composeront l'école primaire Louise Weiss.

Le conseil local FCPE a proposé jusqu'au dernier moment, en accord avec l'autre fédération de parents et les habitants, des solutions pour conserver une école sur le terrain actuel, mais rien n'y a fait.

Certains habitants qui ne souhaitent pas que le quartier du vieux Cressely, devienne uniquement un quartier dortoir vont proposer de créer un comité de riverains afin que les 15 000 M2 de l'actuel emplacement du groupe scolaire Claude Debussy, ne soit pas là uniquement pour accueillir des logements, mais aussi des services publics et un terrain de sport, le vieux Cressely étant actuellement le seul quartier à ne pas en posséder.

Bien sûr les enfants de Debussy qui vont intégrer les locaux de Louise Weiss et les préfabriqués Jammes, seront bien mieux logés et accueillis que dans les locaux du groupe scolaire Debussy, les locaux et les équipements étant beaucoup plus récents. La réunion des deux groupes d'enseignants composant les deux groupes scolaires devrait faire de ces “nouvelles” écoles de par la qualité des professeurs, une école où il fera bon pour les enfants de travailler et de s'épanouir.

Des regrets, nous en avons. Nous assisterons au mois de juin à la première fermeture d'école puisque de mémoire de Magnycois, il n'y en avait pas eu depuis fort longtemps.

Quelques remarques à propos de cette fermeture :

  • La municipalité nous avait promis de la concertation. Hors, comme beaucoup d'habitants s'en sont aperçus, nous avons eu au mieux de l'information et au pire un mur sans aucune discussion possible.
  • Le scénario voté le 22 décembre 2008 n'est ni plus ni moins que celui déjà évoqué au mois de mai 2008, lors du conseil d'école de Debussy, ce qui confirme pourquoi il n'y avait pas de discussion possible.
  • C'est un retour de 15 ans en arrière, puisque les quartiers de Cressely et du Buisson, ne vont plus posséder que deux écoles. Souhaitons tout de même que l'ambiance et la situation ne soient pas la même qu'à l'époque, mais les mêmes causes, produisant les même effets, le conseil local FCPE est assez inquiet de ce point de vue.
  • La municipalité de Gauche récemment réélue a malheureusement fait le jeu du gouvernement UMP qui depuis plus de 18 mois maintenant n'a de cesse de fermer des classes et des écoles au niveau national, car c'est connu l'éducation coûte cher et dans ce regroupement le ministère va pouvoir économiser dans un premier temps deux directions d'écoles, puis grâce à l'augmentation inévitable d'enfants par classe, en particulier à l'école élémentaire Louise Weiss, c'est normalement 2 puis 3 postes de professeurs qui pourront être économisés, alors que nous sommes dans un quartier classé Zone Urbaine SensibleCette connivence est pour le moins étrange. D'ailleurs l'opposition municipale a été bien étrangement absente de ce débat.
  • La confiance vis a vis de l'équipe municipale s'est considérablement émoussée, car supprimer une école, n'est pas politiquement anodin et reste un geste fort qui donne un très mauvais signal.
  • Et enfin, ce que les habitants et les parents ont le plus regretté, c'est qu'il n'y a pas de projet derrière cette fermeture. Cette opération à l'échelle du quartier aurait mérité la création d'un projet élaboré en collaboration avec les riverains et les parents d'élèves auquel nous aurions tous adhérés. Mais ici rien de tout cela, nous avons tous remarqué par exemple que la médiathèque va maintenant déménager en urgence et qu'elle est le grand oubli de la solution municipale. Espérons que cet oubli ne se transformera pas en “pas de médiathèque” pour les habitants de Magny les Hameaux en attendant que de nouveaux préfabriqués soient installés près de la maison de l'environnement, ce qui serait du plus mauvais effet 'nous sommes à la deuxième salve de préfabriqués, quelle anticipation…!!). Une école dans un quartier crée du lien social, hors sur le vieux quartier de cressely qui comptait, il y a quelques années, une mercerie, un garage, une école, une médiathèque et une pharmacie, fin 2009 il n'y aura plus rien, puisque la pharmacie va elle aussi déménager. Pas de projet, pas d'ambition, juste un nouveau quartier dortoir.

Néanmoins cette lutte pour ne pas perdre une école a permis à de nombreuses personnes de se connaître, de discuter et de se trouver des points communs et en particulier celui de l'intérêt de tous à vivre ensemble dans un quartier vivant et dynamique, est le seul point positif.

Gageons que cette fermeture d'école, arrivant après la “privatisation” de la cantine municipale en 2006, ne soit pas un nouveau prélude à une baisse de qualité de l'accueil “péri-scolaire” ou bien même à “Magny Loisirs” qui sont deux atouts attractifs de la commune. La rigueur économique ne peut pas tout justifier.

07/01/2009

 

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Voici la lettre envoyée ce jour par le conseil local de Magny les Hameaux à Monsieur le Maire et à tous les élus concernant une proposition alternative à la solution des préfabriqués.

Nous espérons que le sérieux de cette proposition servira de base de travail à la commission Debussy qui se réunira demain soir à l'hôtel de ville.

Solution alternative aux préfabriqués

Bonne lecture.

08/12/2008

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Compte rendu de la réunion publique du 03 décembre 2008

LE DIALOGUE A TOURNE COURT

Il nous semblait que lors des réunions du 30 septembre et du 01 octobre 2008, la demande des parents présents était de concevoir une étude pour la réparation temporaire pour 2 ou 3 ans de l'école Debussy, ceci afin d'éviter à nos enfants et aux contribuables la mise en place de préfabriqués avant la reconstruction d'une nouvelle école.

Aussi hier soir a eu lieu à l'hôtel de ville, la présentation du rapport d'audit de la société Scoping à propos des locaux de l'école Debussy et de la Médiathèque.

Introduction :

Monsieur Jacques Lollioz a présenté l'objectif de cette réunion et a fait un rapide bilan des enjeux économiques actuels de ce projet pour la communauté d'agglomération. Comme nous nous en doutions la crise financière mondiale commence à avoir des effets sur les finances de la CA (c'est le contraire qui nous aurait surpris).

De l'assistance est intervenu Monsieur Gilles Reynaud 2ème Adjoint au maire pour faire une petite mise au point, qui était que les élus n'avaient pas connaissance du rapport d'audit qui allait nous être présenté dans quelques minutes. Cela nous a semblé sur le plan de la procédure assez étonnant.

Puis une deuxième intervention de Monsieur Denis Guyard président du conseil local de la FCPE, pour regretter que depuis la réunion du 30 septembre et la promesse de la création d'un groupe de travail sur la reconstruction de l'école Debussy, celui-ci ne se soit toujours pas réuni.

Acte premier  - « Les Experts à Magny » 

Société Scoping - Bureau d'étude ingénierie Bâtiments

Deux jeunes femmes ont présenté, ce fameux rapport. Au fur et à mesure des résultats de l'étude, nous étions rassurés. La structure n'est pas endommagée. Il y a bien de l'amiante dans l'école mais celle-ci est inerte, puisque dans la colle du dallage et dans le fibrociment qui recouvre tous les murs extérieurs de l'école. Tant que l'on ne touche, ni à l'un ni à l'autre, l'amiante n'est pas volatile et donc ne présente aucun danger (puisque non présente d'atmosphère respirée par nos bambins).

On savait que la toiture était en mauvaise état, car il se produit de temps à autres des infiltrations lors de fortes pluies. Les chenaux des gouttières sont engorgés, ici manifestement l'entretien municipal laisse à désirer, mais avec une bonne échelle et sans monter sur le toit, ceci devrait pouvoir s'arranger grâce au professionnalisme de nos services municipaux. Les chaudières ont été correctement entretenues, seules les plinthes et  certains bâtis sont en mauvais état. La commission de sécurité avait tout de même donné son accord pour l'ouverture de l'école en août dernier, la situation ne pouvait s'être dégradée de façon dangereuse en quelques mois.

L'école est donc dans l'état d'usage d'un bâtiment préfabriqué de trente ans.

Puis est venu le devis, car l'étude devait être chiffrée. Si l'on ne peut pas contester le travail rigoureux de Scoping dans l'étude technique des bâtiments (ils ont d'ailleurs pointé quelques faiblesses dans le rapport Norisko du mois d'août précédent), il a semblé néanmoins que le chiffrage du montant des réparations pour « remettre en état » l'ensemble du bâtiment soit exorbitant. Dans ce chiffrage, est indiqué par exemple le remplacement du toit, des dalles de plafond et de l'isolation pour la somme de 1.5 Million d'euros HT sur les 3.3 Millions d'euros HT de l'ensemble du chiffrage.

Je crois que sur ce plan là, nous n'avons pas été compris par la municipalité. Il est tout à fait impensable de dépenser 3.3 Millions d'euros pour prolonger la durée de vie de ce bâtiment pour 3 ans, car les parents d'élèves sont aussi bien des électeurs que des contribuables. Ce n'est pas ce que nous voulons.

Notre demande était dans un premier temps de savoir s'il y avait une urgence absolue sur la solidité du bâtiment. Ni le rapport du mois d'août de la société Norisko, ni le rapport présenté hier soir par Scoping n'ont pointé ce risque. C'est un soulagement.

Notre deuxième demande était d'étudier la possibilité de faire les travaux vitaux pour que ce bâtiment puisse tenir encore 3 ans, le temps d'éviter la période des préfabriqués de façon à ne financer que la reconstruction définitive. Cet évitement comme vous le verrez plus tard a une incidence primordiale sur la suite de la réflexion, car comme il nous a été présenté par la suite, ces préfabriqués devraient nous coûter (à nous tous contribuables de la communauté d'agglomération de Saint Quentin en Yvelines) 2.5 millions d'euros.

Or sur cette demande particulière les jeunes femmes de la société Scoping ont été incapables de répondre de façon définitive et adéquate, même si après la réunion, lors de discussion en tête-à-tête, des nuances pouvaient apparaître.

Monsieur le Maire nous a assuré que le dossier Debussy était prioritaire à la CA, que Monsieur Cadalbert était d'accord pour financer à la fois  des préfabriqués et une école (cela est contradictoire avec l'introduction)

Aussi quel ne fût pas notre étonnement lorsque quelques instant plus tard, Monsieur Lollioz interrogé sur la médiathèque, nous a affirmé qu'il devait trouver une installation en dure pour héberger celle-ci, car il n'était pas question pour la CA de payer une solution provisoire (des préfabriqués par exemple) et une reconstruction définitive et qu'en conséquence la médiathèque sera prochainement dans les locaux d'EADS (derrière la maison de l'environnement).

Deuxième acte - « Sécurité Maximum » 

Emmanuel Cattiau - directeur général de la Mairie de Magny les Hameaux 

Nous avons eu le bonheur d'une présentation sur les risques encourus par un maire et le directeur général des services municipaux en cas d'accidents dont ils pourraient être reconnus responsables.

Malgré les compétences avérées de ce fonctionnaire territorial, le ton monocorde et le sentiment que l'orateur avait été astreint à ce descriptif public a laissé une partie de l'assistance dubitative sur l'objectif de ce monologue.

A noter que personne n'était au courant du rapport Scoping. Or dans cette présentation, il était déjà noté (alors que la présentation venait de se terminer quelques instants auparavant) qu'avec le problème de toiture, les techniciens municipaux n'auraient plus le droit d'y monter.

Quelle rapidité....

Troisième Acte - « L'argent de poche »

Maurice Rapaille 4éme Adjoint aux Finances & aux affaires économiques.

M Rapaille a expliqué que si la commune devait financer ces 3.3 millions d'euros, cela ferait environ une hausse des impôts locaux de 8.5 %, même si on étalait la dépense sur 15 ans (pour une école avec une durée de vie de 3 ans), les simulations des emprunts bancaires donneraient un endettement de 105€ par foyer fiscal.

Ne revenons pas sur le fait que l'étude quelques instants plus tôt était complètement inconnue des élus, mais force est de constater que M Rapaille connaissait parfaitement les chiffres, puisqu'il a pu calculer jusqu'à l'endettement par foyer en quelques minutes.

Il a donné le coût estimé, d'une école neuve environ 4.5 millions d'euros.

A ce moment quelques personnes dans la salle ont fait justement remarquer que la base de la simulation (3.3 M€) effectuée par M Rapaille auprès des banques, pouvait être considérablement réduite, si on s'affranchissait du devis de Scoping et que l'on ne faisait réparer que le strict nécessaire. Pas de réponse d'aucun des participants sur « l'estrade ».

Juste pour faire un petit point pour les lecteurs des sommes avancées :

Les préfabriqués                                 2.5 millions d'euros*

Reconstruction                                   4.5 millions d'euros**

Total de la solution municipale :      7 millions d'euros***

*Ce chiffre ne contient pas le coût des aménagement de l'école Jammes taillée pour accueillir des maternelles (changement des toilettes, du mobilier, etc...), du coût des infrastructures à modifier sensiblement rue Hodebourg et de la Gerbe d'or en terme de voirie.

**A noter que lors de la deuxième réunion du mois de septembre, le chiffre de la reconstruction était à l'époque de 5.4 millions d'euros, nous avons gagné 900 K€ en deux mois, nous avons bien fait d'attendre.

***Cette solution permet en fait à la commune de Magny de faire financer par la communauté d'agglomération la totalité de l'investissement soit 7 millions d'euros. Pourquoi diable la CA paierait pour l'école Debussy 155% de son prix ?. Point étonnant lorsque celui-ci est rapproché de l'introduction de M Lollioz du début de séance.

Quatrième Acte - «Ephémère à roulette »

Philippe Vallier -  Architecte à la Communauté d'Agglomération de SQY.

Monsieur Vallier, nous a fait part de la possibilité de mettre à disposition pour la rentrée de septembre 2009, des bâtiments pré-industrialisés permettant d'accueillir 6 classes (de maternelles ou de primaires), un bâtiment de restauration, un bâtiment pour le périscolaire.

Le pré requis est que le permis de construire devrait être déposé immédiatement, puisqu'il faut 3 mois pour l'obtenir (ce à quoi Monsieur Lollioz a judicieusement rappelé que les 3 mois sont un minima, si aucun riverain ne dépose de recours) et environ 4 ou 5 mois pour mettre le terrain en ordre pour recevoir ces bâtiments provisoires.

M Vallier nous a affirmé que ces préfabriqués pouvaient être démontés facilement et éventuellement stockés chez le constructeur de ces bâtiments en raison d'un accord les liant à la CA.

Cinquième Acte - « Entre les murs »

Frédéric Puzin - Inspecteur d'Académie de la circonscription de Guyancourt

Monsieur Puzin a commencé son intervention en prévenant qu'il ne donnerait pas son avis sur le maintien ou non de l'école Debussy dans les locaux actuels en tant que telle.

Il a été interpellé pour qu'il confirme qu'en cas de regroupement de Debussy primaire et Weiss primaire, il n'y aurait pas de fermeture de classe (que les 11 classes actuelles seraient reconduites). Malheureusement quelques minutes plus tôt il avait laissé entendre que la sixième classe de Weiss serait sûrement fermé l'année prochaine et certaines personnes dans la salle lui ont fait justement remarquer que si le ministère de l'éducation nationale poussait au regroupement des établissements c'était sûrement pour faire des économies de postes et ne pas laisser les choses en l'état. Monsieur Puzin n'a pas infirmé cette assertion.

Néanmoins l'engagement qu'il n'y ait pas de fermeture de classe en 2009 a été pris, mais monsieur Puzin n'a pas pu confirmer pour les années suivantes et pour cause, nous savons de source sûre qu'à terme pour environ 230 élèves de primaires, il ne restera que 8 classes.

Sixième Acte  - « point de mire »

Questions diverses

Les parents et les habitants ont ré affirmé leur volonté inébranlable d'éviter de payer des préfas et une reconstruction, ce qui ferait quand même économiser 2.5 millions d'euros.

Qu'il fallait envisager non pas des travaux tels que proposés par la société Scoping, mais à minima pour permettre l'économie des préfabriqués

Que le projet est d'une grande importance pour tout un quartier et qu'il ne fallait pas le réduire à une question de responsabilité et de finance.

Un participant a demandé expressément que soit ré-étudiée la possibilité de garder sous perfusion Debussy Primaire pour éviter encore une fois la dépense inutile des préfabriqués.

Acte final - « Divorce à l'Italienne »

Monsieur Lollioz a mis fin précipitamment à la séance de questions et réponses, laissant les participants sur leur faim vers 23h30.

Moralité :

La municipalité est toujours arc-boutée sur la solution présentée par Mme Mercier en mai 2008 au conseil d'école de Debussy primaire (il faut rappeler qu'à l'époque, aucune étude sérieuse n'avait été faite sur le bâtiment) qui avait annoncé les préfas sur le terrain Marcel avec une reconstruction sur le même terrain. Comme par hasard le scénario de ce soir colle parfaitement à ce qui a été décidé sans concertation il y a 6 mois.

Ce soir nous avons eu 3 promesses :

  • 1. Les préfabriqués seront peut être démontés et donc ne resteront pas pour 30 ans sur le terrain de Marcel.
  • 2. La CA s'est engagée à payer les préfabriqués et une nouvelle école pour un coût de 155% du prix de la reconstruction d'une école seule.
  • 3. Monsieur l'inspecteur d'Académie s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de fermeture de classe en 2009.

Nous sommes un bon nombre à penser qu'aucune de ces 3 promesses ne sera tenue, d'ailleurs rien de « contractuel » ne pourra contraindre les personnes qui ont fait ces promesses, à les tenir.

La crise financière affectant déjà les finances de la CA comme justement indiqué par monsieur Lollioz en début de séance, il est fort probable que les deux premiers engagements ne pourront être tenus (les crédits de la CA sont votés d'année en année actuellement rien n'est inscrit au budget de la CA concernant la reconstruction)

Quant au point numéro 3, si nous pouvons acter de la bonne foi de M Puzin qui a toujours fait le maximum pour nos écoles de Magny les Hameaux, nous avons aussi le sentiment profond que son ministre de tutelle lancé depuis 18 mois maintenant dans une œuvre de destruction intensive des atouts de l'éducation nationale, ne pourra tenir sa promesse.

05/11/2008

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Voici le compte rendu du dernier conseil d'école de la primaire Debussy du 18 octobre 2008

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